Samedi 12 janvier 2008
18771247-w434-h578-q80.jpgKings of the world est un documentaire réalisé par 3 Français, partis à l'aventure aux Etats-Unis en 2004, en pleine campagne présidentielle. Il est sorti en salles en France en juin dernier et a tourné dans quelques salles en France depuis. Malheureusement, il n'est pas disponible en DVD pour le moment.
J'ai eu le plaisir d'interviewer les 3 réalisateurs. Plusieurs années après la fin du tournage et plusieurs mois après la fin du montage, la passion était toujours palpable. Valérie Mittaux, Anna Pitoun et Rémi Rozié se sont manifestement investis à 100% pour faire de ce doc une oeuvre de réflexion politique, qui trouve une nouvelle actualité en ces temps de campagne présidentielle US 2008. C'est pour cette raison j'ai eu envie de vous faire partager cette série de 5 reportages diffusés (un par jour sur une semaine d'où le côté répétitif de l'intro si on les écoute tous d'affilée!) sur la radio pour laquelle je travaille, Radio Pulsar à Poitiers (ne tenez donc pas compte des indications de salles et d'horaires!).
Pour écouter les reportages, il suffit de cliquer sur l'épisode qui vous intéresse.

épisode 1
La génèse du projet

épisode 2
Une certaine vision de l'Amérique

épisode 3
Histoires de rencontres

épisode 4
Kings of the world comme support de réflexion politique

épisode 5

Kings of the world comme support de réflexion politique, suite

www.kingsoftheworldlefilm.com
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Lundi 1 octobre 2007
Les chaines de télé rivalisent d'imagination pour moderniser leur site Internet actuellement. La palme va à Arte  qui vient tout juste de lancer son site Arte+7 qui permet de (re)voir pendant une semaine tout ses programmes (sauf les longs métrages). C'est une véritable révolution car les meilleures émissions de la chaine franco-allemande souffrent d'une diffusion tardive ou mal choisie. Plus aucune excuse désormais pour ne pas voir en entier Court-circuit (dont la diffusion est de plus en plus tardive sur le petit écran: après 1h30 du matin... rebutant!) ou l'excellent magazine Métropolis piloté par la talentueuse Rebecca Manzoni

Petite précision: pour visionner Court-Circuit, il ne faut pas aller sur le site de streaming d'Arte. Toutes les émissions sont rassemblées sur un site consacré uniquement à Court-Circuit, sur lequel on trouvera par ailleurs des bonus (les archives de l'émission sont gratuites).


Canal + a aussi inauguré une nouvelle version de son site avec une foule de vidéos visibles grace à la technologie flash et il n'est plus besoin de s'inscrire sur le site pour y accéder. Là encore, aucun excuse pour se permettre de manquer Extérieur jour, le nouveau magazine de cinéma.
Vous pouvez désormais le regarder en différé (ce qui n'était plus le cas depuis la rentrée) sur www.canalplus.fr



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Jeudi 21 juin 2007
A ne pas manquer samedi, la dernière de L'Hebdo ciné de Canal de la saison. Daphné Roulier évoquera notamment les sorties de l'été (ce sera également l'objet d'un article sur mon blog). Selon toutes vraisemblances, L'Hebdo ciné sera encore là à la rentrée. Une très bonne nouvelle quand on apprend la disparition en chaine d'émissions culturelles à la télé: Jour de fête, Grand écran et enfin Ubik, la mensuelle sur France 5 (la nouvelle est officielle depuis hier)... Résiste Daphné, résiste!
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Lundi 11 juin 2007
C'est la fin d'une institution. L'émission de cinéma dominicale sur M6, à la longévité exceptionnelle, s'arrête.
Ciné 6, format court de l'émission, diffusé le samedi à 20h40 continue. La formule sera d'ailleurs revue et le format rallongé à la rentrée, pour pallier la disparition de l'émission Grand Ecran. Mais Ciné 6 conservera son format tout image.
Le site cine6.fr sera lancé à la rentrée pour être le complément en ligne de l'émission avec des services, similaires à ceux que propose Allocine.com
A noter, toujours concernant la rentrée des émissions ciné, le maintien d'une émission cinéma sur France 2 se confirme. A priori, la chaine de service public s'orienterait vers une formule tout en image.
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Vendredi 26 janvier 2007
en association avec www.imedias.biz

Depuis ses débuts, ce site s'attache à parler de cinéma et de sa médiatisation. Après Isabelle Giordano, j'ai eu le plaisir d'interviewer Daniela Lumbroso qui fait son come-back en prime-time demain soir sur France 2. Elle a accepté de parler de sa participation à Comme au cinéma.

Comment expliquez-vous que l’on vous ai beaucoup moins vue depuis quelques temps ?
Il y a eu plusieurs choses. D’abord, il y a eu une volonté de France 2 -avec une nouvelle équipe- d’installer de nouvelles émissions. Et donc il fallait forcément faire un peu de place dans les émissions existantes et donc c’est tombé sur moi ! Ensuite, j’ai eu envie de me concentrer sur mes productions avec la boite de production que j’ai crée il y a 2 ans, Degel Prod. Et puis, il y a un effet à retardement car j’apparais maintenant comme si j’avais vraiment disparu pendant 6 mois alors que mes contrats sont signés depuis longtemps ! Je travaille depuis le mois de septembre sur des émissions qui vont apparaître maintenant à l’antenne. Donc tout se passe bien !

Vous dîtes « c’est tombé sur moi ». France 2 vous a délibérément mise à l’écart ?
C’est un peu l’inverse en fait ! D’après ce qui m’a été dit, ce n’était pas du tout dirigé contre moi. Il y a des gens qui ont vu leurs émissions supprimées comme Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel pour des raisons qui leur étaient propres ; moi, on m’a dit que c’était plus une envie de nouveauté, mais qu’on réfléchissait en même temps à ce qu’on allait faire ensemble.

Avant de créer votre boite de production, vous aviez connu certaines difficultés vis-à-vis de France 2. Je pense en particulier à Comme au cinéma où vous vous êtes sentie à l’étroit en terme de ligne éditoriale.
C’est exactement ça. J’ai passé 7 ans sur LCI où j’étais rédactrice en chef et je dirigeais le contenu de mes émissions. Quand je suis passée sur France 2, je suis devenue animatrice et donc ce n’était pas moi qui choisissait ce qu’il y avait dans l’émission. J’ai travaillé longtemps avec des producteurs avec lesquels j’étais en harmonie, mais quand on se retrouve tout d’un coup embringuée, comme c’était le cas effectivement avec le cinéma, dans une émission où finalement on n’est pas du tout en accord éditorialement parlant avec le contenu de l’émission, c’est très difficile de la présenter et de la défendre. Avec ma boite de production, je voulais pouvoir apporter mes propres idées, mes propres envies dans les émissions que je présente. La Fête de la chanson française, par exemple, c’est exactement l’émission dont je rêvais et que j’avais envie moi-même de voir en tant que spectatrice.

Avec le recul, y a-t-il certains projets que vous avez accepté que vous regrettez  à présent ? Comme au cinéma par exemple ?
C’est vrai que le cinéma, c’était une erreur dans la mesure où il n’y avait pas de latitude et que le contenu du projet n’était pas bon. En même temps, le thème me plaisait, mais je ne pouvais pas imaginer que ça se passerait comme ça. Je ne regrette pas ; il fallait le tenter. Mais non, il n’y a pas d’émission que je regrette vraiment, dont je ne sois pas fière. Je revoyais récemment des émissions de Y’a un début à tout. Je trouve vraiment qu’on a été copié par énormément de talk-shows. On a été assez précurseur en fait. La même chose pour Les coulisses du pouvoir qui avait vraiment des reportages de bonne qualité. Je trouve qu’au contraire -que ce soit avec mes productions ou avec d’autres producteurs-, on a toujours été plutôt dans les émissions qui ont lancé des tendances.

Quelles sont vos envies actuellement ? Plutôt vers le divertissement comme avec La Fête de la chanson française ?
C’est toujours la même chose. Je fais à la fois du divertissement et beaucoup de culture. C’est vrai que je suis peut être une intello, mais une intello qui a des émotions, des frissons en entendant de la musique et je vois pas en quoi c’est contradictoire. Je fais du divertissement car c’est encore quelque chose que j’aime. En même temps, je sors un livre par exemple, qui est une biographie de Françoise Dolto. C’est un personnage qui m’a passionnée et c’est quelqu’un de très libre. Pour moi, c’est tout à fait complémentaire.

Vous avez donc besoin de cette complémentarité ?
Ca fait maintenant 15 ans que je fais ça, que je fais de la télé. Je crois qu’on ne peut pas tricher. On fait des choses qui nous ressemblent. C’est différent quand on débute. J’ai commencé en présentant un jeu qui s’appelait Question de charme, alors que je n’étais pas téléspectatrice de jeux. Donc je ne l’ai fait qu’une seule fois. Au début, on peut faire un peu semblant. Après, on ne peut plus. Ce que j’ai fait depuis maintenant 14 ans, ce ne sont que des choses qui font partie de moi.

Les projets avec votre boite de production vont donc refléter cette complémentarité ? Qu’avez-vous en préparation ?
J’ai encore des projets pour des émissions de variété sur France 2. J’ai un projet d’un magazine pour France 2 sur la nutrition car c’est un sujet qui m’intéressait énormément depuis quelques années. J’ai aussi un projet en production pour une autre chaîne d’un magazine, plus du côté culture, sur le slam. Ce mélange de poésie et de rap est quelque chose que j’aime musicalement avec en même temps un contenu fort. On a d’autres projets encore, comme des documentaires.

Vous avez produit La Fête de la chanson française. Elle a la particularité de réunir beaucoup d’artistes et d’horizons très divers, de Charles Aznavour à Grand Corps Malade, en passant par Olivia Ruiz et Philippe Katerine. A-t-il été difficile de former ce plateau d’invités ?
J’ai la chance que ça soit la 3e édition donc les artistes et les maisons de disque connaissent maintenant l’émission. Je crois qu’ils ont vraiment envie d’en faire partie parce que c’est l’histoire du siècle à travers les chansons qui ont marqué nos mémoires. On a travaillé longtemps pour cette émission, au niveau de la lumière, de la salle notamment. Il y a 5000 personnes au total ; nous avons enregistré au Zénith de Paris. Les artistes ont l’impression de faire leur vrai métier, de chanter en public. Et le concept, de remonter le siècle en 4 heures, permet d’avoir une telle variété. D’habitude, on a soit les émissions branchées type Taratata, soit une émission de prime de samedi soir avec des valeurs sures ; là ça permet de faire les deux.

D’où vient cette idée de livre sur Françoise Dolto ?
Ma démarche a été de me concentrer exclusivement sur sa vie, pas du tout sur son oeuvre. Ce n’est pas un livre de psychanalyse. En revanche, c’est un livre sur quelqu’un qui s’est passionné pour l’être humain. Cette femme a traversé le siècle ; elle a eu très tôt la révélation de ce qu’elle voulait faire. Le livre s’appelle Françoise Dolto, la vie d’une femme libre. C’est à cette liberté que je me suis intéressée et à cette femme.

C’est votre 2e livre. En avez-vous d’autres en tête ?
J’aimerais bien écrire un roman. J’avais eu un projet que je n’ai pas mené encore, mais que je voudrais reprendre. Ce serait l’histoire de trois copines !

En dehors de la télé et de la littérature, avez-vous d’autres envies ? Internet par exemple ? Vous venez de créer votre site officiel ?
Oui, je me suis battue pour avoir un vrai site officiel, dont j’étais à l’initiative.
Je veux qu’on y trouve des choses inédites, comme une rubrique avec des vidéos. Elles seront prises avec mon portable au jour le jour et ça m’accompagnera dans ce que je fais. Internet m’intéresse énormément, tout comme la radio. C’est là que j’ai commencé d’ailleurs, à France Inter. J’aimerais bien en faire de nouveau. Il y a une décontraction qui y est très agréable. Il y a vraiment un message qui passe sans les fioritures autour. C’est très très direct.

Depuis votre « retour » et aussi la création de ce site Internet, on sent en vous une forte envie de communiquer ?
Oui. Je pense que l’année dernière il y a beaucoup de choses qui ont circulé et qui ne sont vraiment pas la réalité sur ce qui me concerne. J’ai envie d’avoir une relation plus directe avec les téléspectateurs.
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Jeudi 4 janvier 2007
en partenariat avec www.imedias.biz

L'ancienne Madame Cinéma de Canal+ présente Jour de fête sur France 2, le magazine mensuel de cinéma dont elle a pris les rênes en mars dernier. Elle fait le point sur l'audience, le contenu et la programmation de l'émission.

Des rumeurs ont couru il y a quelques semaines disant que le numéro de Jour de fête de décembre serait peut être le dernier. Des rumeurs que vous vous êtes empressée de démentir…
Isabelle Giordano : Oui, je n'ai rien de plus à dire. L'émission continue, tranquillement. Les gens posent souvent cette question sur les émissions à cette période de l'année… C'est la ritournelle habituelle.

On l'a vu avec Comme au cinéma l'émission, présenter un magazine de cinéma sur France 2 relève du défi. Vous attendiez vous à de telles difficultés ?
J'ai toujours été habituée à avoir beaucoup de critiques. Je ne veux pas reprendre une vieille formule qui existe, mais je ne suis pas là pour plaire à tout le monde. Quand on fait une émission de cinéma, on sait que l'on déplait parce que le cinéma il n'y a rien de plus subjectif. Il y a des gens qui aiment ou qui n'aiment pas James Bond par exemple. Les gens ont toujours un avis à donner sur le cinéma et en plus les avis sont très très variés. Donc je sais que c'est loin d'être consensuel. Franchement moi je mène mon chemin de façon très tranquille. J'ai accepté effectivement de présenter cette nouvelle émission sur France 2. On m'a demandé d'avoir un objectif d'audience qui était au minimum entre 10 et 12 %. J'ai toujours été largement au-dessus de 12 % depuis le début. Voilà. Je suis vraiment très tranquille et très sereine. Je me moque totalement de l'audience et de ce qu'on pense de moi. J'essaye surtout de faire une émission qui soit intelligente, qui donne des clés, des décryptages sur le cinéma, sur ce qui sort, sur la raison des films car je pense que ça n'est jamais innocent quand il y a tel ou tel film à telle ou telle époque de l'année.

Pensez-vous avoir rehaussé l'image du magazine de cinéma façon France 2 ?
Ce n'est pas à moi de le dire mais j'ai l'impression que l'émission a quand même une bonne image. C'est-à-dire que le lobby du cinéma - qui est très puissant - apprécie parce qu'on a effectivement remis en place certaines choses. Ce n'est pas uniquement une émission de bandes-annonces ; il y a de la place pour le débat, l'information, le reportage. J'ai l'impression que le lobby s'y retrouve et surtout l'émission marche bien. La dernière a fait 13,7. C'est une émission qui peut continuer sa route sereinement. Je ne suis pas là non plus pour faire les scores de Cauet sur TF1. Si je devais faire ça, je ne ferais pas une émission de cinéma, je ferais des choses beaucoup plus spectaculaires. On sait comment faire quand on veut faire de l'audience. Il suffit de se mettre en robe légère, de faire du scandale, du tapage et là on est sur de marcher !!! Je connais la recette, mais je ne l'applique pas !

Ce problème récurrent d'audience n'est il pas tout simplement lié à la périodicité de l'émission ?
Oui, je le pense. Je l'ai toujours dit. C'est un obstacle à la fidélisation du public. Faire une émission une fois par mois, c'est déjà compliqué et elle n'est même pas inscrite dans le calendrier, c'est-à-dire qu'on ne peut pas dire si elle est diffusée le premier ou le dernier mardi de chaque mois. Mais ça n'est pas mon affaire ; c'est celle des programmateurs. France 2 a décidé de la programmer de telle manière ; je pense que ça n'est pas du tout la bonne manière de faire monter l'audience et de fidéliser le public. Les gens ne sont parfois même pas au courant que l'émission passe à la télévision. Mais là c'est au delà de mes forces. J'essaye déjà de faire un bon programme ; je ne m'occupe pas de la programmation.

Pourquoi ne pas changer cela alors ?
Je crois qu'il y a vraiment un désamour. Les gens de la télévision utilisent les gens du cinéma, les stars, les acteurs pour les mettre dans toutes sortes d'émissions de divertissement. Mais dès qu'il s'agit de parler intelligemment du cinéma, il n'y a plus personne. Les émissions de cinéma ne sont pas très bien traitées. Ca peut bien sur être très divertissant ; c'est toujours agréable d'avoir Gad Elmaleh qui fait le pitre sur le plateau par exemple. Mais pour moi le cinéma c'est de l'information et quelque chose de sérieux. Les gens de télé ne pensent pas ça !
L'évolution que j'ai pu constater, c'est qu'on utilise de plus en plus les acteurs, notamment les comiques, dans les émissions de divertissement. A mon niveau, j'essaye d'instaurer un débat par mois sur le cinéma, que ce soit sur la présence des minorités dans le cinéma au moment d'Indigènes, le fait qu'il y ait peu de films politiques en France. Ce soir, je propose un débat sur la violence au cinéma : est ce que la commission de classification de censure est plus dure qu'elle ne l'a été à un moment. J'essaye juste de poser des questions comme ça, très simples et de créer du débat autour du cinéma.

Envisagez-vous par la suite de présenter l'émission en direct, comme cela avait été fait à une époque pour Comme au cinéma l'émission ?
Moi j'adorerais, mais ça n'est pas d'actualité. Le montage permet de faire un produit plus fini, on sélectionne le meilleur. C'est pour offrir un écrin à cette émission qui n'est que mensuelle et faire en sorte qu'elle soit comme un petit bijou.
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Vendredi 10 mars 2006
Il fallait oser s’appeler Jour de fête : s’approprier le nom d’un monument du cinéma français n’est vraiment pas évident ; surtout, il ne fallait pas devenir la risée des mauvaises langues, si l’émission ne trouvait pas son public. Mais à France 2, il y a des lendemains qui chantent, en ce moment. Isabelle Giordano a réussi, avec Jour de fête mardi soir dernier, ce que la deuxième chaîne n’attendait plus depuis 2003 : dépasser les 10% de part de marché et toucher tous les publics. Quand l’unité magazine de France 2 s’intéressait au cinéma ces dernières années, l’histoire tournait souvent au scénario catastrophe. Flashback !
 
 
 


 

Commençons par un petit quiz…

 

1 Pouvez-vous citer le nom de l’émission cinéma qui a précédé Jour de fête ?

 

2 Quand était-elle diffusée ?

 

3 Qui ont été les animateurs de cette émission ?

 
 

4 Qui ont été chroniqueurs pour cette émission ?
(Les réponses sont en bas de l’article)

 
 


En tentant de répondre à ce quiz (plus complexe qu'on ne le croit), vous vous serez logiquement confronté à l’essence même du problème que connaissait France 2 en matière d’émissions cinéma. Comme au cinéma, qui a précédé Jour de fête, a d’abord souffert d’un manque de visibilité, puis d’un problème de lisibilité et de cohérence. Si l’émission est devenue peu à peu connue, c’était davantage par ses frasques que par son contenu…

 
 
 

Débandade
Premier épisode : Frédéric Lopez, jeune recrue de LCI, s’installe tranquillement depuis 2 ans avec ce magazine de cinéma (et rompt ainsi la longue absence d’un magazine de cinéma, digne de ce nom, sur le service public). Quand arrive le rapport de Catherine Clément, La Nuit et l’été… Ce dernier fait une très mauvaise publicité à l’émission. La philosophe, chargée d’écrire ce rapport sur la place de la culture sur le service public, stigmatise Comme au cinéma et la qualifie oralement de « plus mauvaise émission du PAF » (sic). Résultat : Frédéric Lopez, premier présentateur de l’émission, est débarqué.

 

Deuxième épisode : Michel Field veut révolutionner l’émission. Le nouveau présentateur fait la tournée des popotes en septembre 2003 pour annoncer qu’il va apporter un vrai contenu au programme. C’est l’ère des chroniqueurs fantômes. Le cas d’Alexandra Milgrom en témoigne : qui se souvient de cette chroniqueuse ? Elle avait été recrutée en tant que Miss technique du cinéma, de part ses fonctions premières de réalisatrice de court métrage. Elle disparaît très vite totalement de l’émission, après avoir été plusieurs fois coupé au montage ! Puis, Field dit au revoir au reste de l’équipe (y compris Isabelle Motrot, pilier originel de l’émission) et fait appel à Anna Reinhardt et Alessandro di Sarno. La formule de l’émission sera constamment remaniée, pendant un an. De mal en pis.

 

Dernier épisode : l’arrivée de Daniela Lumbroso à la rentrée 2004. L’animatrice ne fait pas l’unanimité et ses relations au sein de l’équipe de production se dégradent, notamment parce que Daniela Lumbroso ne produisait pas l’émission, alors qu’elle en avait clairement émis le souhait.

 

Comme au cinéma disparaît officiellement en décembre 2005, après maintes rumeurs et un dernier coup de théâtre : la dernière de Comme au cinéma ne sera pas présentée par Daniela Lumbroso, souffrante, mais par Rachid Arhab.

 
 
 

Happy days
Il est encore trop tôt pour prédire l’avenir de Jour de fête, bien évidemment. Et là n’est pas la question. Il s’agit plutôt de comprendre comment Isabelle Giordano a réussi son coup d’essai, après le chaos Comme au cinéma. Car, pour la première de Jour de fête, on peut clairement parler de réussite : l’ex Madame Cinéma de Canal+ a pulvérisé les chiffres espérés par la direction de France 2. Quand Comme au Cinéma plafonnait à 10% de part de marché et peinait à rassembler plus de 800 000 téléspectateurs pour sa dernière saison, Jour de fête obtient 16% et plus de 1,4 millions de téléspectateurs.

 

Le point fort du nouveau concept est probablement l’alternance de tons assumée : dès le départ, Isabelle Giordano, qui a beaucoup communiqué autour de l’émission, a expliqué qu’il était difficile de fédérer un large public. Le pari et le parti pris étaient donc d’avoir une ligne éditoriale claire et assumée qui revendique une diversité de tons. Pour que tous les publics puissent y trouver leur compte. En près de 2h d’émission, on passe donc du film du mois, qui est un film populaire et familial, au film coup de cœur, qui est un plus petit film et/ou du film d’auteur. Une place est laissée au débat et à une interview plus en profondeur d’un cinéaste, pour le côté plus cinéphile de l’émission. Côté plus popu, il y a une incontournable rubrique news et potins, ainsi que, plus étonnant, un quiz musical grâce à la présence de l’orchestre du Splendid.

 
 
 

Ni intello, ni démago
Autre point fort et non des moindres, c’est la passion communicative d’Isabelle Giordano pour le cinéma. Contrairement à Michel Field par exemple, Isabelle Giordano a une image de cinéphile. Ni trop intello, ni trop démago. L’animatrice dégage un enthousiasme qui ne verse pas non plus dans un côté promo insupportable. France 2 joue, quelque part, la carte de la facilité en choisissant celle qui a sévit longtemps sur Canal+, mais il aurait clairement été trop risqué pour la direction de propulser un inconnu sur ce siège (éjectable) ou de faire de nouveau une erreur de casting.

 

Dans une interview qu’elle donnait à Europe 1, Isabelle Giordano expliquait qu’elle n’avait pas « la recette miracle », qu’elle voulait faire que le public « s’amuse, se divertisse », puisse « passer une bonne soirée tout en apprenant des choses », « donner le goût du cinéma ». La présentatrice de Jour de fête n’a pas hésité à comparer son travail à celui de Bernard Pivot pour les livres, en espérant pouvoir transmettre la même critique informative et positive, sur le cinéma. Souhaitons à Jour de fête la même destinée qu’à Bouillon de culture !


 
 
 
 
 
 

Jour de fête
sur France 2, un mardi par mois, en deuxième partie de soirée
présenté par Isabelle Giordano
rédaction en chef : Christophe Janin
produit par Angel Production (groupe Lagardère)

 

 

 


Réponses au quiz

 

1 Comme au Cinéma

 

2 D’abord un jeudi par mois en deuxième partie de soirée, puis le dernier mardi du mois, toujours en deuxième partie de soirée (en sachant que cette case commençait souvent après 23h du temps de Comme au cinéma !)

 

3 Frédéric Lopez, Michel Field et Daniela Lumbroso

 

4 Isabelle Motrot, Thierry Colby, Sarah Lelouch, Jérôme Bertin, Alexandra Milgrom, Anna Reinhardt, Alessandro di Sarno, Elisabeth Quin

 

Demandez le programme

Jour de fête s’articule en trois axes forts :
d’abord le film du mois, qui est un film grand public. Avec ses invités, Isabelle Giordano passe en revue l’actu du mois : les coulisses du mois - un réalisateur en montage, un acteur en doublage, un casting à l’étranger, un repérage top secret etc… - , l’actualité des gens du cinéma, les entrées du mois, le tour d’horizon international des films qui créent la surprise.

puis, place à la star du mois avec entretien plus intimiste, portrait et reportage sur la rencontre de son choix.
Isabelle Giordano évoque ensuite son coup de cœur du mois en compagnie d’invités.

enfin, le débat du mois sur un thème d’actualité. Et pour finir sur un ton plus léger, deux équipes de film évoquent grâce à l’orchestre du Splendid et à quelques jeux en plateau, la seconde vie du cinéma français et notamment du patrimoine français et étranger.


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Lundi 27 février 2006

Pour info, l'émission RadioBlogs d'Europe 2 sur laquelle Les nouve@ux Cinéphiles était passé à 2 reprises, dans la rubrique CinéBlogs, s'arrête dès ce soir... Elle laisse place à Happy Rock Hours toujours présenté par Double F.

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Lundi 27 février 2006

Bientôt un an que je me suis lancée dans ce blog... Je dois reconnaitre que je vais de surprises en surprises. (Si vous hésitiez encore à vous lancer dans l'aventure de la blogosphère, je n'aurai qu'un mot: foncez!) Chaque semaine, je reçois désormais des messages d'encouragement, et surtout, on me sollicite pour rejoindre des métablogs (un blog qui rassemble des blogs), référencer un site, ou même parler de films (en assistant à une projection de "presse") ou de sujets divers...

L'un de mes buts, avec ce site, était de montrer qu'un blog pouvait aussi être une sorte de média alternatif... Dans ces moments, j'ai l'impression d'avoir atteint cet objectif. Merci!

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Mardi 14 février 2006

C’est plutôt amusant de se voir médiatisé soudainement. Connaissant de l’intérieur le monde des médias pour avoir travaillé pour plusieurs organes de presse, je n’avais encore jamais vraiment vécu cette situation dans les rôles inversés...

Après Radio Campus Tours et Europe 2, voici Les nouve@ux Cinéphiles dans le journal local ! Mon blog a été cité dans un article de La Nouvelle République (édition du samedi 11 et dimanche 12 février) consacré aux blogs en Touraine.

Encore plus étonnant quand on sait que j’ai été citée dans un article pour un sujet que j’avais traité moi même en radio. Il s’agit plus précisément d’une plateforme qui vient d’être créée réunissant tous les blogs issus de Touraine, www.touraineblogs.com . Elle réunit d’ores et déjà 80 blogs, dont le mien.

Voici un petit extrait de l’article en question : « Les blogs tourangeaux sélectionnés sont ceux d’artistes, d’élus, d’administrations, de professionnels, de sections syndicales, de partis politiques, de vignerons, de sportifs. On trouve pêle-mêle un blog sur l’association des usagers de la SNCF de la ligne Le Mans, un autre sur les nouveaux cinéphiles de Touraine, sur un passionné d’orchidées, sur les gens du voyage, etc. »

Vous aurez rectifié par vous même que mon site ne s’adresse pas qu’aux cinéphiles de la région mais de partout, d’autant que je ne suis Tourangelle que d’adoption ! Bref, cet article m’a donné le sourire et me permet de proposer à mon tour les deux chroniques que j’avais réalisé sur les blogueurs tourangeaux pour la radio France Bleu Touraine. La première a été réalisée en direct dans l’émission étudiante Amphibis, mercredi 11 janvier 2006. Le sujet a été repris sous une forme légèrement modifiée pour la matinale du 19 janvier 2006, toujours sur les ondes de France Bleu Touraine.

 

Pour écouter la chronique Amphibis, cliquez ici

Pour écouter la chronique Touraine mag, cliquez  ici 

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Dernière minute

En parallèle du dossier Cannes 2008, Les Nouve@ux Cinéphiles vous proposent, à partir de lundi, un grand dossier sur la création vidéo à Poitiers: interviews inédites, photos et sélection de vidéos sont au programme


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